ACHETER UNE PHARMACIE AVEC PEU D’APPORT

 

Leurre ou réalité en 2018 ?

A l’heure ou les pharmaciens d’officine sont les plus âgés de la profession (âge moyen de plus de 50 ans selon les derniers rapports démographiques de l’Ordre national des pharmaciens, soit + 2 ans de progression depuis 2006), bon nombre de titulaires en fin de carrière tardent de plus en plus à prendre leur retraite souvent faute d’acquéreurs financièrement crédibles ou de propositions « suffisamment intéressantes » en terme de prix de cession (près de 10 000 pharmaciens titulaires ont plus de 56 ans en 2017).

Ainsi, certains exploitent leurs fonds quelques années de plus, retardant toute éventuelle baisse de revenus lié au départ à la retraite.
D’autres – ils sont de plus en plus nombreux – préfèrent s’arrêter de travailler rapidement tout en conservant des participations dans leurs propres officines par le biais de sociétés d’exercices libérales (SEL). Ils proposent aux jeunes pharmaciens une association évolutive à forte « valeur ajoutée ».

Cette proposition, lorsqu’elle est mise en place dans de bonnes conditions, est extrêmement séduisante pour ces jeunes diplômés trop peu nombreux actuellement à choisir l’option « officine » (27% d’entre eux s’orientaient en 2013 vers d’autres métiers que la pharmacie d’officine, selon le Pr Yvon Berland, président de l’Observatoire national de la démographie des professionnels de santé).
L’association leur permet de concevoir une installation en toute sérénité, à travers un planning de rachat de parts programmé et seulement quelques dizaines de milliers d’euros d’apport en poche. Dès lors, ils ne se focalisent plus sur les fermetures d’officines ou la baisse des Chiffres d’affaires en pharmacie. Ils s’intéressent davantage aux conditions d’association, à la faisabilité des rachats de parts successifs, au contenu des pactes d’associés…

En 2018, force est de constater pour les pharmaciens d’officine en âge de prendre leur retraite qu’il sera possible d'encourager et de motiver financièrement les jeunes exploitants tout en restant associés investisseurs à leurs cotés pour leur redonner du baume au cœur tout en rassurant les banques.

 

Le montage proprement dit :

Prenons l’exemple d’un jeune diplômé expérimenté au comptoir, doté d’un contact facile avec la clientèle et l’équipe officinale et désireux d’être un jour propriétaire de son officine (en possédant 100% des participations à terme !).

Il s’agit de lui permettre de faire l’acquisition de l’intégralité des parts d’une société (SEL) exploitant un fonds de commerce de pharmacie ou ayant acheté un fonds en l’espace d’une dizaine années avec pour seule mise de départ 25 000 € à 50 000 €.

Il ne s’agit pas ici de lui proposer un montage visant à lui faire porter les parts d’autres confrères associés non exploitants via des obligations convertibles…

Il ne s’agit pas non plus de lui vendre une petite officine à prix cassé (la taille de l'officine faisant l'objet de ce type d'opération peut tout à fait être de l'ordre de 1 500 000 € voire 2 500 000 € par exemple).

En effet, même si les petites officines intéressent les pharmaciens préférant travailler seul, la revente et donc la capacité de capitalisation y afférent à moyen terme pourrait s’avérer décevante (par exemple pour les officines non regroupables ou non transférables). 

Il s’agit de lui donner l’opportunité de s’associer en tant qu’exploitant au sein d’une SEL avec un confrère, futur retraité (investisseur) qui l’aidera à monter dans le capital progressivement sans avoir à remettre d’apport.

Ces montages associatifs de nouvelle génération, en marge des scenarii classiques de cession de fonds ou de parts en une seule étape, ont séduit les jeunes diplômés en 2017. Ils ont donné par la même une vrai bouffée d’air aux confrères désirant réduite leur temps de travail voire stopper leur activité tout en cédant leur outil de travail dans des conditions satisfaisantes.

Cependant ces projets d’installation ne s’improvisent pas. Ils doivent faire l’objet au préalable d’audits approfondis aux seules fins d’appréhender globalement les besoins des titulaires et les différentes étapes de rachat de parts.

 

Jean-Olivier DEFRANCE, pharmacien, dirigeant de Co-opt®

 

RECHERCHE EXPLOITANT
FAIBLE APPORT
ASSOCIATION PROGRESSIVE

  • PARIS R.P (CA : 1.7 M)
  • Dépt. 25  (CA : 2.5 M)
  • Dépt. 66 (CA : 1.7 M)
  • Dépt. 95 (CA : 2.1 M)
  • Dépt. 92 (CA : 2.1 M)
  • Dépt. 06 (CA : 1.7 M)
  • Dépt. 63 ( CA 3,2 M)
  • Dépt. 01 (CA 2 M )
  • Dépt. 01 (CA 2 M ++)
  • Dépt. 38 (CA 2 M)
  • Dépt. 25  (CA : 2.5 M)
  • Dépt. 60  (CA : 3 M)
  • Dépt. 30  (CA 2.6 M)
  • Dépt. 13  (CA : 2 M)
  • Dépt. 38  (CA : 2.7 M)
  • Dépt. 77  (CA : 1.6 M)
  • Dépt. 91  (CA : 1.6 M)
  • Dépt. 69  (CA : 1.5 M)
  • Dépt. 30  (CA 2.6 M)
  • Dépt. 13  (CA : 2 M)

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